đź“° News du 07/08/2026

💰 Économie

Laurent - Cosmos Finance
La France cherche toujours les bébés : déclin démographique et ses conséquences
Au premier semestre 2026, la France a enregistré 313 931 naissances, soit une baisse de 1,3% par rapport à 2025, poursuivant une tendance au déclin amorcée depuis 2014. Les démographes expliquent ce recul par le report de l'âge du premier enfant, les difficultés de logement, la précarité économique et le manque de confiance dans l'avenir. Bien que la France reste l'un des pays les plus féconds d'Europe avec 1,56 enfant par femme, ce taux demeure bien en dessous du seuil de renouvellement naturel de 2,1. En 2025, le pays a enregistré pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale plus de décès que de naissances, un solde naturel négatif appelé à se creuser. Cette évolution soulève une question économique majeure : moins de jeunes aujourd'hui signifie moins d'actifs demain pour financer retraites, santé et protection sociale, et l'Insee prévoit 3 millions d'habitants de moins en 2070.

Les maternités françaises continuent de se vider doucement. Au premier semestre 2026, 313 931 enfants sont nés en France, soit 3 409 de moins qu'à la même période en 2025. Cela représente une baisse de 1,3% sur un an. Depuis 2014, le nombre de naissances diminue presque sans interruption. En 2025, seulement 643 905 bébés avaient vu le jour, le niveau le plus faible depuis 1942. Et si la tendance actuelle se poursuit, la France pourrait terminer 2026 autour de 635 000 naissances. Pour les démographes, cette baisse s'explique par plusieurs facteurs. Les Français ont leur premier enfant plus tard, rencontrent davantage de difficultés pour trouver un logement suffisamment grand et hésitent à construire une famille dans un environnement économique jugé incertain. Emploi instable, prix de l'immobilier, coût de la garde, pouvoir d'achat ou inquiétudes liées au changement climatique : pour avoir un enfant, il faut être capable de se projeter. Or beaucoup de couples regardent l'avenir comme une application météo annonçant des orages pendant les vingt prochaines années. La France reste pourtant relativement bien placée en Europe. Avec un taux de fécondité de 1,56 enfant par femme en 2025, elle occupait encore la deuxième place de l'Union européenne derrière la Bulgarie. Mais ce niveau reste très inférieur au seuil d'environ 2,1 enfants nécessaire pour renouveler naturellement une population. Et pendant que les naissances diminuent, les décès augmentent avec le vieillissement des générations du baby-boom. En 2025, la France a ainsi enregistré pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale davantage de décès que de naissances. Ce solde naturel négatif devrait encore se creuser en 2026. Cette évolution pose une question économique majeure. Moins de jeunes aujourd'hui signifie potentiellement moins d'actifs demain pour financer les retraites, les dépenses de santé et la protection sociale. Le gouvernement tente de réagir avec un nouveau congé de naissance, des aides au logement ou des appels au « réarmement démographique ». Mais quelques mois de congé supplémentaires ne suffiront probablement pas à résoudre le prix des logements, la précarité professionnelle et le manque de confiance dans l'avenir. Selon l'Insee, la France pourrait compter 3 millions d'habitants de moins en 2070 qu'en 2026. La France ne manque donc pas seulement de bébés. Elle commence aussi à manquer de futurs actifs, cotisants et parents.

🎭 Loisirs

CDLT
Série de l'été CDLT – Épisode 3 : BOUM BOUM
Lou, privée de café et épuisée, fait le point avec Jordan dès 6h35 du matin sur ce qui s'est passé la veille dans ce stage mystérieux. Denis, participant modèle depuis trois stages, a craqué après un entretien dévastateur et a quitté le lieu en pleine nuit, son grand sac sur l'épaule, sans un mot. Le constat dressé par Lou et Jordan est troublant : ceux qui jouent le jeu à fond comme Denis n'obtiennent rien, tandis que ceux qui résistent ou affichent leur scepticisme semblent progresser aux yeux d'Anne-Céleste. Inès, qui refuse de participer, est retenue coûte que coûte, alors que Lou, malgré son mépris à peine voilé pour le concept, est félicitée pour l'émergence de sa 'ressource'. Jordan, lui, fait tout correctement sans excès mais reste ignoré par les animateurs, ce qui renforce le sentiment que les règles du jeu sont totalement opaques et arbitraires.

Jour 3 "Ok je récapépète". Je fais les cent pas. Appentis, ail, caisse retournée, clope, il est 6h35 et cette nuit, Jordan non plus n'a pas bien dormi, il commence : "Déjà, on n'a même pas marché sur des braises." Depuis que je sais que je vais faire ce stage, avec Jordan, on fait la blague une fois par jour. Mais là, j'ai pas trop envie de rigoler : "Denis est parti". Entre l'agitation d'hier, le dîner silencieux et l'extinction des feux à 21h, on n'a pu débriefer le pétage de câble de Denis que par tranches de 30 secondes. En gros, pendant que je me faisais éplucher par Anne-Céleste, Denis est sorti de son entretien livide sous son chapeau. Il a traversé la pelouse à moitié en chialant, à moitié en gueulant sans dérouler talon, plante, orteils. Jordan n'a pas tout capté de son grommelage, mais il a capté l'essentiel : "TROIS STAGES PUTAIN". "TROIS STAGES QUE JE FAIS TOUT BIEN, MERDE" Et puis, plus bas, la voix cassée : "Qu'est-ce qu'ils ont de plus que moi ?" En d'autres termes, sa "ressource" n'a toujours pas émergé. Et c'était la fois de trop. Il est monté dans sa chambre en gueulant. Anne-Céleste, que Pascal a prévenue quand je suis sortie, l'y a rejoint sans se presser. Sous nos 28 yeux ébahis, il est ressorti, l'air buté, son grand sac de baroudeur à l'épaule, suivi d'Anne-Céleste, et il a marché fermement, sans dire un mot, jusqu'à la petite étable des chaussures et des téléphones, devant laquelle il s'est planté en attendant qu'Anne-Céleste lui ouvre. Puis, toujours sans parler il s'est dirigé vers le portail, Anne-Céleste a aussi dû lui ouvrir (je me suis noté mentalement qu'on était quand même enfermés à clé). Il a commandé un Uber. Et on l'a plus revu. J'enchaîne : "Primo. Denis. Le mec fait TOUT bien. Il pleure à l'heure, il médite en avance, il est littéralement fan du concept, mais non, sur lui, ça marche pas. Pas de ressource qui émerge." Je reprends : "Deuzio. Inès. Inès, elle fait la gueule, elle rend feuille blanche, mais on fait tout pour la retenir. Elle a même dit devant tout le monde qu'elle voulait se casser." Un grand moment du dîner silencieux, ça. On était tous là à s'écouter mâcher, quand, littéralement entre la poire et la tisane, Inès a dit, hyper froidement, hyper posément et très fort : "Peut-être que Denis est le plus lucide d'entre nous". Avant de se lever et de partir se coucher. Je sais pas comment expliquer mais… personne ne parlait, et pourtant ça a foutu un blanc. Jordan s'allume une deuxième clope (on fume comme si on pouvait stocker la nicotine pour la journée) : "Troizio. Terzio ? Bref, trois : toi. T'arrives très mal à cacher ton mépris pour le truc." Je suis hyper vexée. "Tu fais vaguement semblant, vous parlez de station-service, et Anne-Truc, elle te remercie et elle te dit que ta ressource émerge." Un peu envie de me venger : "Quatrio. Toi. T'es là on sait pas pourquoi, t'es sympa, t'es constructif, tu fais les trucs hyper bien sans en faire des caisses, mais Anne-Céleste n'en a rien à battre de toi." Il n'est pas vexé. Jordan est littéralement invexable, c'est un des trucs qui me fascinent chez lui. Quand ils ont repris les entretiens individuels, celui de Jordan a duré 5 minutes, et s'est conclu par un vague "c'est bien, on progresse". Je continue : "Quant aux autres baba-cools, ils sont tous sortis contents, mais"