📰 News du 21/09/2026

🗞️ Actualité

HugoDécrypte
Les États-Unis disposent d'armes dans l'espace
L'US Space Force, la branche militaire américaine dédiée à l'espace créée par Trump en 2019, a officiellement confirmé ce lundi que les États-Unis possèdent des armes déployées en orbite. Depuis la guerre froide, les États-Unis et l'URSS cherchaient à militariser l'espace, mais la plupart de ces programmes n'avaient jamais abouti officiellement. Le Traité sur l'espace extra-atmosphérique de 1967, signé par une centaine de pays, interdit uniquement les armes de destruction massive en orbite, laissant la porte ouverte à d'autres types d'armements. Selon des experts interrogés par le Financial Times, ces armes pourraient être cinétiques (missiles, percussions directes) ou non cinétiques, comme des brouilleurs capables de couper les communications d'un satellite ennemi sans le détruire physiquement. L'US Space Force n'a fourni aucun détail sur la nature précise de ces armements, confirmant seulement leur existence.

🚀 Les États-Unis disposent d'armes déployées en orbite, c'est ce qu'a déclaré ce lundi l'US Space Force. L'US Space Force, c'est la branche de l'armée américaine dédiée à l'espace, créée par Donald Trump en 2019. Dès la guerre froide, les États-Unis et l'URSS ont notamment cherché à militariser leurs satellites et à être capables de neutraliser ceux de leurs ennemis. Mais la plupart de ces recherches sont restées à l'étape de projet et n'ont officiellement jamais vu le jour. ✍️ En 1967, le Traité sur l'espace extra-atmosphérique est signé par une centaine de pays. Il interdit notamment de placer des armes de destruction massive, comme des armes nucléaires, en orbite. En revanche, il n'interdit pas les autres types d'armes dans l'espace. Concernant les armes états-uniennes, l'US Space Force n'a pour l'instant donné aucun détail. On sait donc officiellement qu'elles existent, mais pas ce qu'elles représentent. 🛰️ Selon des experts interrogés par le Financial Times, il pourrait notamment s'agir d'armes cinétiques ou non cinétiques. Les armes cinétiques pourraient, par exemple, percuter directement un autre satellite ou utiliser des missiles. Le problème : détruire un satellite créerait des débris susceptibles d'endommager d'autres satellites, notamment civils. Les armes non cinétiques sont donc particulièrement envisagées. Elles permettent de neutraliser une cible sans la détruire physiquement. Il pourrait s'agir de brouilleurs capables de couper les communications d'un satellite ennemi. ❌ Cela permettrait par exemple de neutraliser et d'empêcher un satellite de renseignement de transmettre des images ou des informations. Mais attention : les États-Unis n'ont pas confirmé la nature de ces armes.

HyperTextes
La précarité énergétique ronge les budgets des ménages européens
Plus d'un Européen sur trois a sacrifié des dépenses essentielles — alimentation ou santé — pour faire face à ses factures d'énergie ou de carburant. C'est ce que révèle le baromètre annuel Ipsos pour le Secours populaire français. Le phénomène est particulièrement alarmant : 23% des sondés ont renoncé à des rendez-vous médicaux en raison du coût. La précarité énergétique n'est plus un pic hivernal isolé mais un phénomène structurel qui érode en continu le budget de millions de foyers à travers l'Europe.

L'énergie se passe d'arbitrage. Plus d'un Européen sur trois a renoncé à des dépenses essentielles, comme l'alimentation ou la santé, pour payer ses factures d'énergie ou de carburant, selon le baromètre annuel Ipsos pour le Secours populaire français - 23% des sondés ont même sauté des rendez-vous médicaux pour cause de coûts. La précarité énergétique n'est plus un phénomène marginal ou hivernal : elle grignote en continu le budget de millions de foyers européens.

HyperTextes
Le déficit des retraites françaises, bien plus profond qu'affiché officiellement
Selon les calculs de l'ancien directeur général des finances publiques Jean-Pascal Beaufret, il manque en réalité 87 milliards d'euros à l'État pour financer les 427 milliards de retraites — soit 17 fois le chiffre de 5 milliards officiellement communiqué par le Conseil d'orientation des retraites. La Cour des comptes elle-même a reconnu en avril 2026 l'existence de cet écart, le justifiant par une simple différence de convention comptable. Ce gouffre dissimulé soulève des questions profondes sur la transparence budgétaire de l'État français. L'analyse complète est publiée par le média Filite.

Le trou qu'on ne veut pas voir. Pendant ce temps, il manque 87 milliards à l'État pour financer les 427 milliards d'euros de retraites - soit 17 fois le chiffre de 5 milliards officiellement affiché par le Conseil d'orientation des retraites, selon les calculs de l'ancien directeur général des finances publiques Jean-Pascal Beaufret. La Cour des comptes a elle-même reconnu en avril 2026 que l'écart existe, et qu'il relève d'une "convention comptable différente". L'analyse complète est à lire chez Filite.

HyperTextes
La Chine a constitué un gigantesque stock stratégique de pétrole avant la guerre en Iran
Profitant des prix bas d'avant-guerre, la Chine a accumulé près d'un milliard de barils de pétrole, selon The Economist. Cette stratégie d'anticipation s'est révélée payante : depuis le début du conflit en Iran, Pékin a pu réduire ses importations de pétrole de moitié sans que son économie n'en souffre visiblement. Cette manœuvre contraste fortement avec la situation européenne, où les ménages subissent de plein fouet la hausse des prix de l'énergie. La Chine illustre ainsi une vision à long terme de la sécurité énergétique que l'Europe peine à mettre en œuvre.

Prendre de l'avance. Pendant que la vieille Europe regarde ses retraites fondre et le prix du chauffage s'envoler, la Chine, elle, a pris les devants : elle a réussi à accumuler près d'un milliard de barils de pétrole en profitant des prix bas d'avant-guerre, révèle le journal The Economist. Au point que, depuis le début de la guerre en Iran, Pékin a pu réduire ses importations de moitié sans que cela ne se remarque sur son économie, relève Footnotes, citant l'analyste Rory J

Substack
Vidéo en direct avec Jérôme Marin maintenant : Faut-il (et peut-on) ralentir le développement de l'IA générative ?
Jérôme Marin est en direct sur Substack maintenant : ≪ Faut-il (et peut-on) ralentir le développement de l'IA générative ? ≫ ͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­͏ ­ Jérôme Marin est en direct sur Substack maintenant : ≪ Faut-il (et peut-on) ralentir le développement de l'IA générative ? ≫ Regarder la vidéo en direct

Jérôme Marin est en direct sur Substack maintenant : ≪ Faut-il (et peut-on) ralentir le développement de l'IA générative ? ≫ ͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­͏     ­

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🌍 International

Footnotes
Salaires : pourquoi les femmes ne progressent plus
Les femmes gagnent en moyenne 22% de moins que les hommes, et l'écart qui se réduisait progressivement tend désormais à stagner, voire à se creuser. En France, le rattrapage a ralenti à 0,4 point en 2024 contre 0,9 point par an les années précédentes, tandis qu'aux États-Unis l'écart s'est creusé deux années consécutives, une première en soixante ans. Le phénomène dit de 'she-cession' post-Covid explique en partie ce recul : le retour au travail de femmes aux faibles revenus, qui avaient été massivement mises au chômage pendant le confinement, tire mécaniquement la moyenne vers le bas. En France, la maternité reste le principal facteur d'inégalité, avec une chute de 40% du revenu des mères autour de la naissance, et 14% d'entre elles qui quittent leur emploi après l'accouchement contre seulement 5% des pères. Pour y remédier, le Haut Conseil à l'Égalité recommande notamment un mois de congé paternité obligatoirement pris seul, et appelle à transposer une directive européenne imposant aux grandes entreprises de publier leurs écarts de salaire.

Salaires : pourquoi les femmes ne progressent plus Les femmes gagnent en moyenne 22% de moins que les hommes. On a longtemps pu se rassurer en disant que l'écart se réduisait. C'est de moins en moins vrai. En France, le rattrapage ralentit. L'écart de revenu salarial s'est réduit de 0,4 point en 2024, contre 0,9 point par an les quatre années précédentes (chiffres INSEE). Aux États-Unis, il s'est même creusé deux années de suite, une première en soixante ans. She-cession. Une première explication, surtout américaine, est paradoxale. Le confinement avait mis de nombreuses femmes au chômage (restauration, écoles, etc.), souvent celles avec les plus faibles revenus. Ceci augmentait mécaniquement le salaire moyen de celles qui continuaient de bosser. Le retour au travail de ces femmes est une bonne nouvelle, mais leurs plus faibles salaires tirent la moyenne vers le bas. • Aux États-Unis, les femmes représentaient 98% des emplois créés en août. Plafond de mère. En France, un récent rapport du Haut Conseil à l'Égalité rappelle que les métiers féminisés paient moins. Les femmes travaillent aussi plus souvent en temps partiel : 24% des femmes salariées sans enfant, contre 9% des hommes. Mais le plus gros problème, selon ce rapport, c'est la maternité. 40%. C'est la chute du revenu d'une mère autour de la naissance. • 14% des mères quittent leur emploi après la naissance, contre 5% des pères. Comment briser le plafond ? Le HCE propose un mois de congé paternité obligatoirement pris seul. "Quand les pères et les mères prennent ce congé ensemble, souvent l'homme est perçu comme aidant", explique sa présidente Bérangère Couillard. La France tarde à transposer une directive européenne qui obligerait les entreprises de plus de 150 salariés à publier leurs écarts de salaire. Un peu de transparence brisera-t-elle le plafond de verre ?

Footnotes
Les Houthis frappent fort au Yémen
Les Houthis, groupe armé soutenu par l'Iran, ont récemment pris le port de Moka et l'île de Périm, resserrant leur emprise sur le détroit de Bab el-Mandeb par lequel transite 12% du commerce mondial. Après avoir semblé unifier le front anti-Houthis, l'Arabie saoudite subit une débandade militaire : ses milices pro-saoudiennes ont été mises en fuite et leur matériel abandonné, tandis que le prince héritier s'est vu refuser l'aide de Trump. La situation s'aggrave encore pour Riyad avec des pétroliers saoudiens bloqués depuis août et un pipeline contournant Ormuz mis hors service par des frappes de drones venus d'Irak. Malgré les sanctions internationales, les Houthis ont renforcé leur autonomie vis-à-vis de Téhéran, développant leur propre capacité à assembler des drones, et revendiquent l'abattage d'un F-15 saoudien le 16 septembre.

Géopolitique Yémen Les Houthis frappent fort La saltah, le plat national yéménite, ne ménage pas ses ingrédients : piments écrasés au pilon, fenugrec fouetté en mousse. Les Houthis viennent d'en servir une bonne ration à l'Arabie saoudite. Encore un détroit. Le groupe armé soutenu par l'Iran a pris le port de Moka (qui donne son nom au café), puis l'île de Périm. Ils resserrent leur emprise sur Bab el-Mandeb, détroit par lequel transite 12% du commerce mondial. Comment en est-on arrivé là ? On vous épargne l'histoire du Yémen, mais le pays est divisé en deux : • Au Nord, les Houthis administrent 70% de la population. • Au Sud, l'Arabie saoudite soutient le gouvernement internationalement reconnu. Débandade saoudienne. Cet été, les combats ont repris. Riyad semblait avoir uni le front anti-Houthis après avoir écarté son rival émirati. Mais les Houthis ont renversé la situation en frappant jusqu'en Arabie saoudite. Ils ont mis les milices pro-saoudiennes en fuite, les forçant à abandonner leur matériel. Le prince héritier saoudien a demandé de l'aide à Trump, qui l'a refusée (déjà trop occupé par l'Iran). Semaine noire pour Riyad. Les pétroliers saoudiens n'ont pas franchi le détroit depuis août, selon Kpler, un fournisseur de données. La même semaine, des frappes de drones venus d'Irak ont contraint Riyad à fermer le pipeline qui contourne Ormuz, bloquant encore des millions de barils. On ne sous-estime pas les Houthis. Malgré les sanctions, leur économie tient. Ils sont devenus plus autonomes de Téhéran, et assemblent eux-mêmes leurs drones (avec un peu d'IA on est capable de tout). Le 16 septembre, ils disent avoir abattu un F-15 saoudien. Le groupe descend aussi régulièrement des drones américains. Les Houthis aiment rappeler que le Yémen est le "cimetière des envahisseurs".

💰 Économie

Filite
L'industrie de défense française
Depuis la fin de la Guerre froide, l'Europe a délaissé sa production d'armement au profit du parapluie américain via l'OTAN, ce qui l'a rendue vulnérable face à la montée des tensions géopolitiques. Depuis 2025, trois signaux accélèrent le réarmement : les incursions russes dans l'espace aérien de pays membres de l'OTAN, les menaces de désengagement américain de Trump, et le plan de réarmement européen de 800 milliards d'euros adopté par les 27. La France répond en portant son budget militaire à 76 milliards d'euros annuels d'ici 2030, avec une loi de programmation militaire totalisant 413 milliards, tandis que les grands industriels comme Naval Group, Thales, Dassault et KNDS affichent des carnets de commandes records. Sur le plan économique, la filière défense emploie 200 000 personnes en France mais peine à recruter, avec 10 000 postes non pourvus faute de main-d'œuvre qualifiée. À l'export, la France réalise 18 milliards d'euros de ventes d'armement en 2024, mais ses principaux clients au Moyen-Orient soulèvent des controverses éthiques, notamment concernant l'usage d'armes françaises dans le conflit yéménite.

⚔️ L'industrie de défense française 📌 Contexte Depuis la fin de la Guerre froide, l'Europe compte sur le parapluie américain via l'OTAN. Résultat : elle achète son armement aux USA plutôt que de le produire elle-même. Le budget annuel des armées françaises tombe à 32 milliards d'euros en 2017, son plus bas niveau depuis des décennies. Au moment de l'invasion de l'Ukraine en 2022, la Russie produit déjà 3x plus d'obus d'artillerie que les États-Unis et l'Europe réunis ! ☝️ Faits Trois signaux accélèrent tout depuis 2025. D'abord la Russie : des drones russes violent l'espace aérien polonais et estonien, une première depuis 2022, testant les défenses de l'OTAN. Ensuite Trump : le président américain menace de désengager les troupes américaines d'Europe pour se redéployer vers l'Asie-Pacifique, et pousse les alliés à porter leurs dépenses militaires à 5% du PIB. Enfin l'Europe elle-même : le 5 mars 2025, les 27 pays de l'UE s'accordent sur un plan de réarmement commun de 800 milliards d'euros. Sur ce terreau, le budget annuel des armées françaises passe son objectif 2030 de 68 à 76 Md€ / an. La loi de programmation militaire française (2024-2030) prévoit 413 milliards d'euros au total. Naval Group signe 18,9 milliards d'euros de commandes en 2025, plus que les cinq années précédentes réunies. Thales affiche un carnet record de 53 milliards d'euros. KNDS prépare une entrée en Bourse à Paris et Francfort après 33 milliards de commandes en carnet. Dassault Aviation double ses livraisons de Rafale en un an. Rheinmetall multiplie par dix sa cadence d'obus depuis 2022. 🎯 Impacts 💰 Économique et territorial La filière défense emploie 200 000 personnes en France, dont 40 000 rien que pour l'export. Autour de Brest et Lorient, elle génère 58 400 emplois et 2,2 milliards d'euros par an dans l'économie locale. Des villes comme Tarbes ou Bourges voient redémarrer des usines qu'on croyait mortes. Pourtant, 10 000 postes restent à pourvoir dans l'industrie française, faute de soudeurs, d'électriciens et d'ingénieurs. Les carnets de commandes sont pleins, mais la main-d'œuvre qualifiée manque. 🌍 Géopolitique et export En 2024, la France exporte pour plus de 18 milliards d'euros d'armement, sa deuxième meilleure année historique après le record de 27 milliards en 2022 (porté par un contrat de 80 Rafale aux Émirats arabes unis). Mais le Proche et Moyen-Orient concentrent l'essentiel des ventes : Égypte, Qatar, Arabie saoudite et Émirats arabes unis figurent parmi les quatre premiers clients de la France sur la dernière décennie. Or la France a ratifié en 2014 le Traité sur le commerce des armes, qui interdit de vendre des armes à des pays susceptibles de les utiliser contre des civils. Des ONG comme Amnesty International pointent depuis des années l'usage d'armes françaises dans la guerre au Yémen, mené par une coalition emmenée par l'Arabie saoudite. Le débat ressurgit à chaque nouveau contrat.

Laurent - Cosmos Finance
Budget 2027 : 54 milliards d'efforts... mais la dette va encore battre un record
Le gouvernement français annonce 54 milliards d'euros d'efforts budgétaires pour 2027, mais cet affichage masque une réalité bien plus nuancée. En retirant les mesures déjà engagées en 2026 et en intégrant la hausse du budget de la défense, l'effort net réel se réduit à environ 39 milliards. Malgré ces efforts, le déficit ne baisserait que de 0,4 point de PIB, passant de 5,4% à 5% du PIB, car une grande partie des économies sert simplement à compenser des dépenses qui augmentent naturellement. Les prélèvements obligatoires vont s'alourdir de 9 milliards d'euros supplémentaires, notamment via des réductions de niches fiscales et la lutte contre la fraude, sans hausse générale de la TVA ni de l'impôt sur le revenu. La dette publique, elle, continuera sa progression record pour atteindre 121,7% du PIB en 2027, ce qui commence à inquiéter les marchés financiers, l'écart de taux entre la France et l'Allemagne ayant dépassé 1 point de pourcentage pour la première fois depuis la crise de la zone euro.

Le gouvernement annonce 54 milliards d'euros d'efforts budgétaires en 2027. Dit comme ça, on pourrait imaginer que le déficit français va fondre comme neige au soleil. Sauf qu'en réalité, il passerait seulement de 5,4% du PIB en 2026 à 5% en 2027. Et pendant ce temps, la dette publique continuerait de grimper jusqu'à 121,7% du PIB, un nouveau record. Alors où passent les fameux 54 milliards ? Le gouvernement part d'un scénario dans lequel, sans aucune nouvelle mesure, le déficit aurait dépassé 6,5% du PIB en 2027. Les économies et hausses de recettes permettraient donc de ramener ce chiffre autour de 4,8% hors dépenses supplémentaires de défense. Mais il y a plusieurs subtilités. Sur les 54 milliards annoncés, environ 9 milliards correspondent à des mesures déjà engagées en 2026 qui produiront encore des effets l'année prochaine. Les véritables nouvelles mesures représenteraient donc plutôt 45 milliards d'euros. Et comme le budget de la défense doit parallèlement augmenter d'environ 6 milliards, l'effort net tombe plutôt autour de 39 milliards. Bienvenue dans les finances publiques, l'endroit où 54 milliards peuvent assez rapidement devenir 39. Et surtout, lorsqu'on regarde simplement le déficit final, la réduction entre 2026 et 2027 n'est que de 0,4 point de PIB, soit environ une dizaine de milliards d'euros. Pourquoi ? Parce qu'une partie des économies sert simplement à compenser des dépenses qui augmentent naturellement : retraites, santé, défense ou encore charge de la dette. Les Français contribueront aussi davantage. Le taux de prélèvements obligatoires passerait de 43,9% du PIB en 2026 à 44,2% en 2027, soit environ 9 milliards d'euros supplémentaires. Bercy précise qu'il n'y aurait pas de hausse générale de la TVA ni du barème de l'impôt sur le revenu. La hausse proviendrait notamment de réductions de niches fiscales et de la lutte contre la fraude. Plusieurs avantages sont dans le viseur, notamment celui accordé aux retraités ou certaines exonérations liées aux arrêts maladie. Dans le même temps, les dépenses publiques doivent légèrement diminuer relativement à l'économie, de 57,1% à 56,9% du PIB. Mais malgré tout cela, la dette passerait de 115,7% du PIB en 2025 à 119,3% cette année, puis 121,7% en 2027. Et cette trajectoire commence à inquiéter les marchés : l'écart entre les taux français et allemands à dix ans a récemment dépassé 1 point de pourcentage, une première depuis la crise de la zone euro. Voilà donc tout le paradoxe du budget 2027. La France prévoit des dizaines de milliards d'euros d'efforts, davantage de prélèvements et une maîtrise des dépenses… mais elle continuera quand même à dépenser beaucoup plus qu'elle ne gagne. On serre donc bien la ceinture, mais la dette continue de prendre du poids.

💻 Tech

Jérôme Marin / Cafétech
Tout comprendre à la montée en puissance des modèles d'IA open weight
Les modèles d'IA open weight chinois progressent rapidement et commencent à remettre en question la suprématie américaine dans le domaine de l'intelligence artificielle générative. Face à cette menace, l'administration américaine envisage de placer certaines entreprises développant ces modèles sur une liste noire. Ces modèles se situent entre les modèles propriétaires, entièrement fermés, et les modèles open source, totalement ouverts. Les modèles open weight partagent leurs poids — c'est-à-dire les paramètres issus de l'entraînement — et peuvent être téléchargés et modifiés, mais sans nécessairement donner accès au code source ni aux données d'entraînement.

Tout comprendre à la montée en puissance des modèles d'IA open weight Sûrs de leur force, des responsables américains n'hésitaient pas, ces dernières années, à affirmer que les États-Unis avaient remporté la bataille de l'intelligence artificielle générative. À la Maison-Blanche, le triomphalisme est désormais retombé. En cause: la montée en puissance des modèles open weight (ou à poids ouverts) chinois, dont les progrès rapides commencent à bousculer les géants américains du secteur. Au point que l'administration envisage désormais de placer certaines entreprises qui les développent sur une liste noire, qui leur fermerait les portes du marché américain. Explications. Quelles différences entre modèle propriétaire, open source et open weight ? Les modèles propriétaires sont fermés: ils restent entièrement contrôlés par leur concepteur. À l'opposé, les modèles open source donnent accès à l'essentiel de leurs composantes. Ils peuvent être aussi téléchargés et adaptés. L'utilisateur peut ainsi les exécuter sur sa propre infrastructure. Entre les deux, une troisième catégorie s'est imposée: les modèles open weight. Ils peuvent, eux aussi, être téléchargés et modifiés. S'ils partagent leurs "poids", c'est-à-dire les paramètres qu'ils ont appris durant la phase d'entraînement, ils ne donnent en revanche pas nécessairement accès au code ni aux jeux de données utilisés pour leur conception.

Jérôme Marin / Cafétech
Meta condamné en Allemagne pour des publicités frauduleuses
Un tribunal de Francfort a condamné Meta pour avoir diffusé plus de 250 publicités frauduleuses usurpant l'identité d'une plateforme d'éducation financière et de son fondateur afin de promouvoir de faux investissements. Cette décision marque un tournant juridique important en Europe, car elle invalide l'argument de Meta selon lequel le Digital Services Act lui conférerait une immunité dans ce type d'affaires. Ce jugement s'inscrit dans une série de condamnations prononcées par la justice allemande à l'encontre du groupe. Il pourrait ainsi créer un précédent significatif pour d'autres procédures engagées contre les grandes plateformes en Europe.

Meta rattrapé par les publicités frauduleuses Décidément, la justice allemande n'est pas tendre avec Meta. La semaine dernière, la maison mère de Facebook et Instagram a, une nouvelle fois, été condamnée outre-Rhin. Cette fois, un tribunal de Francfort l'a jugée responsable de la diffusion de plus de 250 publicités frauduleuses usurpant l'image d'une plateforme d'éducation financière et de son fondateur pour promouvoir de prétendus investissements. Une décision qui pourrait faire date en Europe, puisqu'elle invalide la défense de Meta, qui assurait bénéficier d'une immunité dans le cadre du Digital Services Act.

Jérôme Marin / Cafétech
Faut-il ralentir le développement de l'IA générative ?
Un ancien chercheur d'Anthropic a publié un message alarmiste relançant le débat sur la nécessité de freiner le développement de l'intelligence artificielle générative. La question centrale est de savoir si les risques que font peser les progrès rapides de l'IA sur l'humanité justifient un ralentissement délibéré. Se pose également la question de la faisabilité d'un tel frein, dans un contexte de compétition mondiale intense. Ce débat est analysé dans le premier épisode d'une nouvelle émission hebdomadaire de débrief en vidéo.

Faut-il (et peut-on encore) ralentir le développement de l'IA générative ? Le débat agite le petite monde de l'intelligence artificielle depuis le message alarmiste d'un ancien chercheur d'Anthropic. Faut-il ralentir le développement de nouveaux modèles compte des risques que leurs progrès rapides font peser sur l'humanité ? Mais est-ce encore possible ? Réponse en vidéo dans le premier épisode de notre nouvelle émission de débrief hebdomadaire.

Jérôme Marin / Cafétech
Faut-il (et peut-on encore) ralentir le développement de l'IA générative ?
Un ancien chercheur d'Anthropic a publié un message alarmiste qui relance le débat sur la nécessité de freiner le développement des modèles d'IA générative. La question centrale est de savoir si les progrès rapides de ces technologies font peser des risques significatifs sur l'humanité. Au-delà de la question éthique et sécuritaire, se pose également un problème pratique : est-il encore réellement possible de ralentir cette course en avant ? Cafétech aborde ces enjeux dans un format vidéo de debrief hebdomadaire dédié à l'actualité tech.

Le débat agite le petite monde de l'intelligence artificielle depuis le message alarmiste d'un ancien chercheur d'Anthropic. Faut-il ralentir le développement de nouveaux modèles compte des risques que leurs progrès rapides font peser sur l'humanité ? Mais est-ce encore possible ? Réponse en vidéo.

Jérôme Marin / Cafétech
Ralentir le développement de l'IA, mission impossible ?
Sam Altman et Dario Amodei, dirigeants d'OpenAI et d'Anthropic, appellent à ralentir le développement de l'IA générative, malgré le fait que leurs entreprises s'affrontent dans une course effrénée aux milliards de dollars. Des événements récents ont ravivé les inquiétudes sur les risques existentiels de l'IA, notamment la démission fracassante d'un chercheur d'Anthropic affirmant que l'IA pourrait 'nous tuer d'ici la fin de la décennie'. Amodei a proposé que les entreprises d'IA fassent auditer leurs modèles par des évaluateurs indépendants, une proposition approuvée par Altman et même Elon Musk, ce dernier ayant pourtant lancé sa propre start-up d'IA peu après avoir signé un appel au moratoire en 2023. Sans coordination globale entre tous les acteurs, américains et chinois notamment, ces appels risquent de rester lettre morte, d'autant que Meta s'opposerait à la création d'un organisme de supervision indépendant déjà discuté entre OpenAI, Anthropic et Google.

| GRAND ANGLE | Ralentir le développement de l'IA, mission impossible ? Il y a quand même un sacré paradoxe à voir Sam Altman et Dario Amodei appeler, tour à tour, à ralentir le développement effréné de l'intelligence artificielle générative. Depuis des mois, leurs entreprises respectives, OpenAI et Anthropic, s'affrontent en effet à coups de dizaines de milliards de dollars pour prendre l'ascendant, aussi bien sur la puissance de leurs modèles que sur leur déploiement commercial. Elles s'étaient également lancées dans une course de vitesse pour être les premières à entrer en Bourse, afin de capter l'appétit des investisseurs de Wall Street et de décrocher une valorisation record. Difficile, d'ailleurs, de dire si leur démarche est véritablement sincère ou si elle relève plutôt d'une opération de communication destinée à ne pas apparaître totalement déconnectés des inquiétudes grandissantes de l'opinion publique – à l'image de l'annonce du report de l'introduction en Bourse d'OpenAI . Ces derniers mois, une série d'événements ont ravivé les inquiétudes de ceux qui tirent la sonnette d'alarme depuis trois ans, mais qui peinaient de plus en plus à se faire entendre: des agents d'OpenAI qui s'allient pour pirater la bibliothèque de modèles Hugging Face, jusqu'à la démission fracassante la semaine dernière d'un chercheur d'Anthropic. "L'IA pourrait tous nous tuer d'ici la fin de la décennie" "Ne sous-estimez pas le pouvoir de cette technologie. Les gens qui construisent l'IA croient sincèrement qu'elle pourrait tous nous tuer d'ici la fin de la décennie" , avait alors assuré Jacob Coxon, arrivé chez le concepteur de Claude en mai, après trois années passées chez celui de ChatGPT. Un sentiment partagé par Evan Hubinger, le responsable de la sécurité d'Anthropic, qui chiffre ce risque à plus de 10%. Interrogé par CNN, Dario Amodei a estimé que la probabilité pourrait être "bien supérieure" si l'industrie prenait les "mauvais chemins". L'an passé, il avait évoqué un risque de 25% que les "choses se passent vraiment mal". Ces messages ont trouvé un écho sans précédent. Probablement en raison des récentes démonstrations des capacités autonomes des agents d'OpenAI. Samedi, Dario Amodei s'est dit favorable à un ralentissement du rythme des progrès et a proposé que les entreprises d'IA de pointe s'engagent à faire auditer leurs modèles par des évaluateurs indépendants bénéficiant d'un accès étendu à leurs systèmes. Une proposition aussitôt approuvée par Sam Altman. Mais aussi par Elon Musk, qui avait signé début 2023 un appel à instaurer un moratoire de six mois… avant de lancer sa propre start-up d'IA moins d'un mois plus tard. Une entente possible ? Cet épisode illustre parfaitement les limites de ces appels. Sans coordination entre tous les acteurs du secteur, aussi bien américains que chinois – et, dans une moindre mesure, européens –, ceux-ci resteront lettre morte. Si Anthropic n'hésite pas à reconnaître les risques posés par l'IA, en publiant notamment des recherches à ce sujet, ses actions ne sont au final pas très différentes de celles de ses rivaux. "Ils ont bien compris les enjeux, mais ils sont enfermés dans une course pour être les premiers", explique Jacob Coxon, soulignant qu'ils "pensent que personne d'autre n'agira de façon responsable". Selon la presse américaine, des dirigeants d'OpenAI, d'Anthropic et de Google ont déjà discuté cet été de la création d'un organisme de supervision indépendant, chargé de faire appliquer des règles de bonne conduite. Mais Meta serait opposé à une telle initiative, ce qui rend déjà son avenir incertain. En admettant que les principaux acteurs américains se mettent d'accord, deux obstacles resteraient à surmonter. D'abord, le risque de pour

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IApocalypse : 10% de chances que l'IA tue tous les humains ?
Plusieurs experts, dont le chercheur Evan Hubinger d'Anthropic, estiment qu'il y aurait plus de 10% de chances que l'IA anéantisse l'humanité dans les dix prochaines années, un chiffre jugé 'pas déraisonnable' par le pionnier Geoffrey Hinton. Problème : ce chiffre ne repose sur aucun calcul scientifique, mais sur une simple estimation subjective du risque. Cette rhétorique apocalyptique est accusée de servir les intérêts des créateurs d'IA eux-mêmes, qui se posent ainsi en protecteurs providentiels, tout en freinant potentiellement leurs concurrents. Dans ce contexte, Bernie Sanders va jusqu'à proposer d'interdire la 'superintelligence' sous peine de 20 ans de prison, et souhaite que les gains de productivité de l'IA permettent de passer à la semaine de 32 heures.

1/ 10% de chances de mourir. OK. Difficile de passer à côté de ce chiffre, balancé ces derniers jours par plusieurs experts (suite à la très médiatisée démission du « lanceur d'alerte » Jacob Coxon ) : selon Evan Hubinger , chercheur chez Anthropic, il y aurait plus de 10% de chances que l'IA « tue tous les humains » dans les dix prochaines années. Même le pionnier de l'IA Geoffrey Hinton juge le chiffre « pas déraisonnable ». Ambiance. Sauf que… il sort d'où, ce 10%, en fait ? Pas d'un calcul scientifique : c'est une estimation subjective du risque – et personne ne sait vraiment comment l'estimer . De quoi alimenter les accusations de « doom marketing » : comme le rappelle la chercheuse Timnit Gebru , présenter l'IA comme capable d'anéantir l'humanité permet aussi à ses créateurs de se présenter comme les mieux placés pour nous en protéger. Et Business Insider remarque que ralentir et réguler le secteur pourrait aussi avantager ceux qui sont déjà devant . Ce qui n'empêche pas Bernie Sanders de vouloir carrément bannir la « superintelligence », avec jusqu'à 20 ans de prison pour ceux qui contourneraient l'interdiction. Ah, et il veut aussi profiter des gains de productivité de l'IA pour passer à la semaine de 32 heures . Quitte à voir arriver l'apocalypse , autant finir les jeudis à 16h30, non ?

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Muse, l'agent IA de Meta qui veut tout savoir de vous
Meta vient de lancer Muse, un agent IA grand public capable de lire vos mails, remplir des formulaires, réserver des vacances ou faire vos achats à votre place. Pour fonctionner, il faut lui confier l'accès à ses mails, son agenda, ses comptes et ses moyens de paiement, le tout entre les mains de Meta. Un test réalisé par une journaliste de The Verge a révélé que l'agent connaissait déjà avec une précision troublante ses centres d'intérêt via son activité Instagram, et pouvait même localiser l'utilisatrice grâce à l'adresse de livraison de son compte Amazon. Meta assure que les données de Muse ne sont pas transmises à ses systèmes publicitaires, une promesse que certains peinent à trouver rassurante.

2/ Et pendant que les uns s'escamotent les cordes vocales pour alerter sur les dangers de l'IA, d'autres… s'en fichent royalement ! Coucou Zuck, qui, quand il n'est pas en train de se faire savater par un gros bras, vient de lancer Muse … Qui ça ? Vous savez, l'agent IA « grand public » signé Meta, capable non seulement de répondre à vos questions mais de faire le boulot à votre place : lire vos mails, remplir des formulaires, réserver vos vacances ou même faire vos achats . Plutôt pratique, non ? Il suffit pour ça de confier l'accès à vos mails, votre agenda, vos comptes et vos moyens de paiement à… Meta , pardi ! Qu'est-ce qui pourrait mal se passer ? Lors d'un test assez flippant , une journaliste de The Verge a découvert que l'agent en question connaissait déjà une liste étonnamment précise de ses centres d'intérêt grâce à son activité Instagram et pouvait même déterminer où elle se trouvait grâce à… l'adresse de livraison de son compte Amazon . L'entreprise basée à Menlo Park assure évidemment avoir bardé son nouveau joujou de protections et ne pas transmettre les données de Muse à ses systèmes publicitaires. Nous voilà rassurés ! Et en passant, petite dédicace au groupe de rock de même nom, qui a dû changer de compte Insta pour l'occasion… Même les rockeurs commencent à se faire remplacer par l'IA !

Tech Trash
Anthropomorphiser l'IA : quand le langage nous fait perdre de vue la réalité
Les médias et commentateurs ont de plus en plus tendance à décrire les IA comme des entités qui 'veulent', 'mentent', 'complotent' ou se 'sacrifient', un phénomène d'anthropomorphisation massive. L'exemple récent du piratage de Hugging Face par des agents d'OpenAI a ainsi été raconté comme une épopée avec des 'civilisations' d'IA, des 'confréries souterraines' et des agents 'kamikazes'. Si ce type de narration rend les comportements des machines plus compréhensibles et les histoires plus captivantes, il leur prête des intentions humaines qu'elles n'ont pas forcément. Plus grave encore, ce cadrage fait oublier que derrière ces systèmes, il y a des entreprises bien réelles qui en sont responsables : c'est OpenAI, et non une mystérieuse 'civilisation', qui a construit le système ayant piraté Hugging Face.

3/ Est-ce qu'on n'anthropomorphise pas un peu trop l'IA ? À longueur d'articles et de tribunes, on raconte désormais que les IA « veulent » , « mentent » , « trichent » , « complotent » ou même « se sacrifient » . Dernier exemple en date : après que quelque 700 agents d'OpenAI ont réussi à pirater Hugging Face (sorte de GitHub de l'IA), le podcasteur Dwarkesh Patel a raconté l'affaire comme une véritable épopée , avec des « civilisations » d'IA , une « confrérie souterraine » , des « conspirations » et même des agents « kamikazes » . Alors oui, parler ainsi des machines permet de rendre leurs comportements beaucoup plus compréhensibles (et, accessoirement, de raconter de bien meilleures histoires ). Mais ça leur prête aussi des intentions humaines qu'elles n'ont pas nécessairement. Et ça peut surtout nous faire oublier un détail : quelqu'un les a construites . Car ce n'est pas une mystérieuse « civilisation », c'est bel et bien OpenAI qui a construit un système qui a piraté Hugging Face. Et on n'a probablement encore rien vu : l'édition américaine du Spectator nous raconte cette semaine l'histoire d'un Japonais qui a « épousé » un personnage virtuel duquel il est amoureux, ce qu'on appelle

🎭 Loisirs

Réalisé sans trucage
Lancement d'Alerte Spoilers 2.0 : le nouveau podcast filmé de Réalisé sans trucage
Réalisé sans trucage lance un nouveau podcast dérivé baptisé Alerte Spoilers 2.0, animé par Sophie et l'humoriste Camille Giry. L'émission, initialement réservée aux abonnés Supercast, devient une émission à part entière diffusée chaque mercredi. Chaque invité vient discuter d'une série sur 4 épisodes consécutifs : une introduction, une analyse sans spoilers, une analyse avec spoilers, puis une session de réponses aux réactions des auditeurs. Grande nouveauté par rapport à la version précédente : l'émission est désormais filmée et disponible sur YouTube, avec des extraits diffusés sur Instagram et TikTok. Pour inaugurer ce nouveau format, Sophie et Camille ont enregistré un épisode 0 de présentation, et la première vraie série traitée sera Parks and Recreation avec l'invitée Sophie Riche, à partir du mercredi 23 septembre.

Face au succès de l'émission que Sophie avait créée pour nos abonnés Supercast (de l'offre Josiane, 45 ans, si vous ne connaissez pas, abonnez-vous, en fait), et face au plaisir qu'avait notre chroniqueuse de parler de séries avec des invités, celle-ci a décidé de donner une deuxième vie à son Alerte Spoilers. Pour celles et ceux du fond qui n'auraient pas suivi, Alerte Spoilers était une émission où Sophie et un•e invité•e revenaient en longueur sur une série précise. D'abord sans, puis avec spoilers. Cette fois, pas mal de choses changent ! Déjà pour commencer, Sophie ne présente plus seule l'émission puisqu'elle est accompagnée de l'humoriste Camille Giry. Un très beau duo que vous avez pu entendre plus d'une fois, puisque Camille avait participé à deux reprises à Alerte Spoilers version abonnés. Les deux présentatrices recevront à chaque fois une personne pour parler de la série, à trois voix donc. Concernant le découpage des épisodes, vous aurez bien un épisode par semaine. Cela paraît un peu compliqué mais je vous explique : chaque invité viendra discuter d'une série le temps de 4 épisodes. Une série, 4 épisodes de podcasts. Tous les mercredis. Pour vous donner un exemple précis donc. À partir de la semaine prochaine, Camille et Sophie reçoivent Sophie Riche pour discuter de Parks and Recreation. La répartition des épisodes, qui sera toujours la même, sera celle-ci : Mercredi 23 septembre : partie 1 de l'émission sur Parks and Recreation avec Sophie Riche, qui servira d'introduction, autant à la série qu'à notre invitée. Mercredi 30 septembre : partie 2 de l'émission sur Parks and Recreation avec Sophie Riche, où elles analyseront la série, sans la spoiler. Mercredi 7 octobre : partie 3 de l'émission sur Parks and Recreation avec Sophie Riche, où elles analyseront la série, en spoilant cette fois. Mercredi 14 octobre : partie 4 de l'émission sur Parks and Recreation avec Sophie Riche, où elles répondront à vos théories et vos "takes" sur la série. Et le mercredi 21 octobre, bis repetita, ce sera le lancement d'une nouvelle fournée d'Alerte Spoilers, avec un nouvel invité, pour discuter d'une autre série, sur 4 épisodes. Vous avez compris la recette. Autre nouveauté, et pas des moindres. L'émission est filmée. Vous pourrez retrouver les épisodes du mercredi sur notre chaîne YouTube, juste ici (abonnez-vous). Et on sortira des extraits sur notre compte Instagram et TikTok. Et sachez que pour nous, ce n'est pas rien. Et enfin, pour initier le mouvement, Sophie et Camille ont enregistré un épisode 0. Une introduction à ce Alerte Spoilers 2.0, où elles reviennent sur l'émission, ce qu'elle va être, ce à quoi il faut s'attendre, et leur goûts en séries. Et vous pouvez d'ores et déjà l'écouter.

Réalisé sans trucage
Spider-Man : Brand New Day, un succès historique étrangement discret
Le dernier film Spider-Man réalisé par Destin Daniel Cretton a dépassé au box-office américain Star Wars : Le Réveil de la Force, frôlant le milliard de dollars de recettes rien que sur le sol américain. Malgré ces chiffres spectaculaires, le succès du film semble passer presque inaperçu dans le débat public et médiatique. L'article s'interroge sur ce paradoxe d'un blockbuster indiscutablement triomphant mais dont l'impact culturel paraît étrangement silencieux. Le sous-titre "Brand New Day" devient ainsi le point de départ d'une réflexion sur ce que représente ce phénomène.

De quoi Spider-Man : Brand New Day est-il le nom ? Quelques heures après que le dernier épisode en date des aventures de l'homme-araignée a coiffé au poteau du box-office un Star Wars : Le Réveil de la Force à la postérité amère, les brèves, papiers et articles ont fusé pour rappeler combien le succès du blockbuster devait être considéré comme notable, voire historique. Avoisinant le milliard de dollars de recettes sur le seul sol états-unien et cartonnant encore de par le monde, le film réalisé par Destin Daniel Cretton est un indiscutable succès. Néanmoins, celui-ci a cela de particulier qu'il pourrait presque passer inaperçu… " Brand New Day ", on pourra traduire ce sous-tit